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Après les ballets et pièces de théâtre à connaître (USA; France; Royaume-Uni; Allemagne), voici les 5 opéras que vous devez connaître ou avoir vus une fois dans votre vie.

La Flûte Enchantée

Titre originel :die Zauberflöte
Langue : Allemand
Musique : Wolfgang Amadeus Mozart
Livret : Emanuel Schikaneder
Acte(s) : 2

Résumé : Alors que Tamino se fait attaquer par un serpent géant, il est sauvé par la Reine de la Nuit. Celle-ci a pour dessein de sauver sa fille des griffes du grand prêtre Sarastro ; elle voit en Tamino le héro idéal pour l’aider. Ce dernier, accompagné de Papageno, confronte Sarastro. Quelle n’est pas sa surprise de rencontrer un individu sage et bon, à l’opposé du portrait que la Reine lui avait fait ! Pamina et Tamino doivent passer une série d’épreuves avant de pouvoir vaincre la Reine.

Première: 1791
Compagnie : Theater auf der Wieden, Vienne, Autriche

Pourquoi ?  Il est impossible de faire un classement d’opéras sans citer au moins deux œuvres de Mozart. Devoir faire ce choix est assez difficile car chacune de ses œuvres présente au public une nouvelle facette de son génie musical. La Flûte Enchantée étant sans doute son opéra le plus célèbre, je le mets en tête de ce classement. Depuis 1789, Mozart travaille régulièrement avec Schikaneder et leur partenariat atteint son paroxysme avec cette production. Mozart profite de cet opéra pour régler ses comptes avec la loge maçonnique de Vienne en empruntant certains de leurs rituels : la Reine de la Nuit symbolise l’obscurantisme profond, tandis que son antagoniste Sarastro baigne dans la lumière du soleil et se dit « guidé » par les trois vertus  (à savoir raison, sagesse et nature). Les prêtres de son culte avec leurs yeux bandés, et leur chasuble sont une référence directe aux rituels maçons de l’époque.

Les airs les plus connus sont : La Reine de la Nuit - « der Hölle Rache » ; Le Maître des Oiseaux« Der Vogelfänger bin ich ja » ; La Marche des Prêtres - « Marsch der Priester».

Le Vaisseau Fantôme

Titre originel :der fliegende Holländer
Langue : Allemand
Musique: Richard Wagner
Livret: Richard Wagner
Acte(s) : 3

Résumé : Alors qu’il fait cap vers son pays natal, le capitaine Daland voit son équipage surpris par une tempête du diable. Daland et son quartier-maître guident leur navire près de Sandwike au sud de la Norvège. En pleine nuit, un vaisseau spectral prend leur bâtiment d’assaut : le capitaine fantôme se lamente de son sort. Il est condamné à errer éternellement sur les flots pour avoir un jour invoqué Satan. Cependant, un ange lui a offert une possibilité de rédemption. Une fois tous les sept ans, il peut mettre pied à terre. Si une jeune fille accepte de l’épouser et lui jure de l’aimer toujours, la malédiction sera levée. Sachant que Daland a une fille qui l’attend au pays, le spectre lui propose un échange : sa fille en mariage contre son trésor.

Première: 1843
Compagnie : Königliches Hoftheatre, Dresden, Allemagne

Pourquoi ?Cette histoire est une adaptation de la légende du Hollandais Volant et de l’œuvre éponyme d’Heinrich Heine. Plus récemment, cette légende fut reprise dans le deuxième opus de la série des Pirates des Caraïbes, avec Bill Nighy dans le rôle du capitaine. Pas de visage calamar/poulpe dans le conte d’origine : un homme, un spectre, une autre forme de monstruosité.
Cet opéra présente tous les leitmotivs musicaux qui vont être utilisés dès l’ouverture. C’est une tradition qui vient juste de voir le jour. Wagner commence la création de cette œuvre en 1839, alors âgé de 26 ans. Le livret est achevé en 1841 et il s’attaque alors à la composition. La musique de Wagner offre des moments d’émotions intenses au public. Et l’ouverture de cet opéra reste l’une des plus célèbre de notre temps.

Don Giovanni

Titre originel :Il dissoluto punito, ossia il Don Giovanni
Langue : Italien
Musique: Wolfgang Amadeus Mozart
Livret: Lorenzo Da Ponte
Acte(s) : 2

Résumé : Don Giovanni est un seigneur profondément méchant qui n’a que faire des convenances de la société. Séducteur récidiviste, traître, mauvais mari… ses crimes sont aussi nombreux que ses conquêtes sexuelles. Récemment, après avoir abusé de Donna Anna et tué son père le Commandeur, Giovanni délaisse sa femme Sonna Elvira une fois de plus. Sa nouvelle victime ? La jeune Zerlina. Il convainc son valet de l’aider une fois de plus dans son entreprise. Seulement, la visite surnaturelle de la statue du défunt Commandeur semble mettre un frein à ses projets. Don Giovanni peut-il éternellement échapper à son destin ?

Premières: 1787 ; 1788
Compagnies : Théâtre National de Bohême, Prague ; version révisée pour l’empereur à l’opéra de Vienne, Autriche.

Pourquoi ?  Tout le monde connaît l’histoire de Don Juan et de ses conquêtes. Une petite (re)lecture de la pièce de Molière vous rafraichira la mémoire. Cet opéra a connu deux versions : Mozart se vit contraint d’éditer son œuvre avant de la présenter à la cour de Vienne. La version de 1788 influencera le plus les compositeurs romantiques du siècle suivant. Au lecteur adepte de la procrastination, ce chef-d’œuvre fut composé en un mois… mais l’ouverture même, notre ami Mozart ne s’y attèle que la veille de la première représentation.

Le Barbier de Séville

Titre originel :Il barbière di Siviglia, ossia L’inutile precauzione
Langue : Italien
Musique: Gioachino Rossini
Livret : Cesare Sterbini
Acte(s) : 2

Résumé : Figaro croise par hasard le jeune comte Almaviva au détour d’un canal. Ce dernier est en peine… Le voilà fou amoureux de la belle Rosina, pupille du vieux Bartolo. Il la retient enfermée dans sa villa et refuse que quiconque ne lui rende visite : il a pour dessein lui aussi d’épouser la belle. Almaviva et Figaro ne voient qu’une solution pour sauver les amoureux : enlever Rosina. En voilà un plan ! Ce n’est pas non plus comme si quelque chose pourrait mal tourner…

Première: 1816
Compagnie : Teatro Argentina, Rome, Italie

Pourquoi ?  Il s’agit sans nul doute de l’opéra avec le démarrage le plus catastrophique : Chute d’un des acteurs avec fracture du nez et sang qui coule ; un ténor qui décide de s’accompagner en utilisant une guitare désaccordée ; un chat qui s’incruste sur scène causant le public à miauler ;  le rival de Rossini qui encourage la foule à huer le compositeur derrière son clavecin… une série d’événements que Rossini vit avec beaucoup de honte. Si bien que le lendemain, il refuse d’aller voir la deuxième représentation. Il fut réveillé par la foule après le spectacle : elle est venue l’acclamer et le remercier du génie et de la fraîcheur de cet opéra. Rossini en reste bouche bée. Au bout d’une semaine, cet opéra-bouffe est un triomphe et plusieurs théâtres d’Europe commandent des représentations. Etant donné que Beaumarchais avait été fort critiqué pour sa pièce originelle, voir son adaptation opératique connaître un pareil succès en dit long sur la qualité de celle-ci.

Carmen

Titre originel :Carmen
Langue : Français
Musique: Georges Bizet
Livret: Ludovic Halévy et Henri Meilhac
Acte(s) : 4

Résumé : Nous sommes dans le Sud de l’Espagne, dans une usine à tabac. Carmen, une bohémienne passionnée, séduit Don José : soldat de profession et naïf de confession. Ce dernier abandonne Micaëla, son amour d’enfance, et se laisse consumer par le feu de la belle. La farouche Carmen cependant se lasse de lui après quelque mois. Elle jette son dévolu sur le Toréador Escamillo. Les yeux noyés de rage et de chagrin, José poignarde Carmen alors qu’elle venait assister à la corrida.

Première: 1875
Compagnie : Opéra-Comique, Paris, France

Pourquoi ?  Tout comme Le Barbier de Séville, Carmen connu un début difficile, mais pour différents raisons : Carmen est une femme qui travaille, qui assume sa sexualité ouvertement et se moque bien des mœurs et du patriarcat. Vous vous imaginez bien qu’en 1875, ce genre de discours peut déplaire. De plus, les personnages secondaires n’ont aucune noblesse : bohémiens, prolétaires, soldats ou contrebandiers… Nous sommes loin des idéaux romantiques et de l’Opéra (avec un grand O !).  Cependant, Bizet écrira lui-même, dans une correspondance à un ami, avoir « trouvé sa voix » avec cette création musicale. Malheureusement, ce dernier mourut lors de la 33ème représentation, et ne saura jamais que Carmen deviendra le succès international que nous connaissons aujourd’hui. Et même si vous êtes un novice de l’Opéra, vous connaissez forcément le chant du Toréador.

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