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  • Pioneer
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Ulule a décidé de réaliser son bilan carbone, pour connaître plus précisément l’impact de l’entreprise… Et essayer de faire bouger les choses. 

Pourquoi un bilan carbone ?

Notre mission est de “donner à chacun le pouvoir d’agir pour un monde plus durable, plus divers, plus ouvert”. En 2015, Ulule a fait partie des toutes premières entreprises françaises à obtenir le label B Corp : une certification accordée par un organisme international indépendant, sur la base de critères sociaux, sociétaux et environnementaux exigeants. 

Aujourd’hui, vous savez comme nous que la Terre chauffe. L’augmentation des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités des humains est indiscutablement responsable du changement climatique. Pour espérer limiter la hausse de la température mondiale moyenne à 1,5°C (par rapport à l’ère pré-industrielle), nous devons réduire rapidement et drastiquement nos émissions. C’est le moment d’agir, à toutes les échelles : états, régions, territoires, individus et bien sûr… petites et grandes entreprises. 

Alors, au printemps 2021, Ulule a signé le Climate Act. Un fort engagement, en trois étapes, pris à ce jour par 297 entreprises : 

- Avoir mesuré son bilan carbone avant fin 2021. Concrètement, c’est une évaluation précise de toutes les émissions liées à l’activité de la société sur une année, réalisée par un organisme indépendant, avec une méthodologie certifiée. 

- Partager les conclusions de ce bilan.

- Agir concrètement pour limiter les émissions identifiées.

Pour les deux premiers points, mission accomplie. Le troisième est en cours ! On vous explique tout ça. 

Super, mais ça se calcule comment, un bilan carbone ? 

Pour info, les entreprises de plus de 500 salariés ont l’obligation légale de réaliser leur bilan carbone tous les 4 ans (on en est loin, avec 56 salariés). Ceci dit, dans ce cas, seulement deux niveaux d’analyse sont obligatoires : les scopes 1 et 2 (émissions directes et émissions indirectes liées aux consommations énergétiques). L’examen du scope 3 (autres émissions indirectes : achats de services, transports, déchets…) est simplement recommandé. 

Nous avons choisi de faire évaluer l’ensemble de nos émissions par Greenly, une société qui suit les standard nationaux et internationaux du bilan carbone, avec une méthodologie standardisée par l’Agence de la Transition écologique (Ademe) et par le Green House Gaz Protocol (GHS Protocol, un outil très utilisé à l’échelle internationale). 

En pratique, nous avons transmis tout un tas d’informations à Greenly, sur notre comptabilité, notre fonctionnement, nos partenaires, nos locaux, etc. Un questionnaire a aussi été transmis à tous les salariés. 

Alors, le résultat ? 

Ulule a émis 175 tonnes de CO2 en 2020. Ce qui correspond à 3,5 tonnes par salarié, et 39 kg par tranche de 1000 € de chiffre d'affaires. C’est l’équivalent de 175 allers-retours Paris-New York… Ou des émissions annuelles de 16 Français. 

Pour entrer dans le détail, les principaux postes d’émissions sont :

- Les achats de services : 70,8 tonnes

Il s’agit de tous les achats de prestations de services que l’on fait : sous-traitance informatique, organisation d’événements, agence de communication,  etc. Notons cependant qu’il s’agit d’une estimation : comme pour beaucoup de postes sur le scope 3, ce chiffre est calculé à l’aide d’un ratio d’émissions déterminé par l’Ademe. En gros, chaque euro dépensé pour des prestations de services dans un secteur donné correspond à un volume d’émissions moyen dans ce secteur. 

- Les achats de services numériques : 63,5 tonnes

Ce sont les émissions liées aux prestations de services que nous achetons à des acteurs du numérique : prestataires de paiement, hébergement, logiciels, publicité en ligne, etc. Dans ce poste, les émissions des serveurs sont finalement minoritaires : 3,8 tonnes. 

- L’énergie : 15,8 tonnes

C’est tout simplement l’énergie que nous achetons à Engie ou EDF, par exemple. 

 

C’est bien, ou pas ?

À vrai dire, il est difficile de faire des comparaisons. Peu de données sont disponibles puisque peu d’entreprises réalisent et publient leur bilan carbone complet (scope 1, 2 ET surtout 3, celui qui englobe les émissions indirectes). Nous pouvons cependant comparer avec des entreprises du numérique qui ont également partagé leur bilan. 

Nos ratios par salarié et par tranche de 1000 € de chiffres d’affaires sont globalement dans les mêmes ordres de grandeur :
- Alan (service d’assurance santé) = 898 tonnes de CO2, soit 3,8 tonnes par salarié et 30 kg/k€ de CA
- Sellsy (solution de gestion d’entreprise) = 468 tonnes de CO2, soit 1,11 tonne par salarié et 70 kg/k€ de CA
- Shine (banque professionnelle pour les indépendants) = 125 tonnes de CO2, soit 2,8 tonnes par salarié (pas d'indication d'équivalent CA)

Et maintenant, on fait quoi ?

Pour suivre la trajectoire de réduction des gaz à effet de serre avec le niveau d’engagement “réchauffement de moins de 1,5°C”, nous devrions réduire nos émissions de 42% entre 2020 et 2030, soit de 5,5% par an. Autrement dit : il y a du boulot. 

Depuis plusieurs années, nous avons déjà mis en place de nombreuses actions qui sont reflétées dans notre bilan actuel : 

- Formation de nos collaborateurs sur les principales sources d’émissions du secteur numérique.

- Limitation au maximum des déplacements professionnels, notamment en avion, via une politique visant à privilégier les visio-conférences.

- Utilisation de serveurs propres.

- Application du forfait kilométrique vélo pour inciter les collaborateurs à utiliser ce mode de transport. 

- Privilégier les achats à des entreprises situées en France, et dont les serveurs sont situés en France, pays où la production électrique est peu carbonée en comparaison à d’autres pays. 

Aujourd’hui, ces données chiffrées nous confirment que l’essentiel de notre impact carbone est lié à nos achats de prestations de service : nous n’avons pas complètement la main pour la réduire. Nous allons cependant continuer à faire attention à privilégier les fournisseurs qui ont des engagements environnementaux et sociaux forts. 

Nous réfléchissons à aller encore plus loin et à ne plus faire de publicité payante en ligne, qui représente aujourd’hui 10% de nos émissions. Cette décision doit toutefois être mûrement réfléchie pour ne pas se faire au détriment du développement de nos activités. 

Chercher à séquestrer du CO2 ?

Notre objectif n°1, c’est de réduire autant que possible nos émissions : c'est la seule voie réellement efficace face au défi climatique lié aux activités humaines. Cependant, nous voyons bien avec ce bilan que la plupart de nos émissions ne sont pas sous notre contrôle, et dépendent en grande proportion des prestataires auxquels nous achetons notamment des services. 

Nous avons donc décidé, pour ces émissions que nous ne parvenons pas encore à éviter, de mettre en place chaque année, avec l’aide de MaForêt, un plan de contribution à des projets forestiers permettant de séquestrer des volumes carbone équivalents. Pour l’année 2020, les experts de MaForêt ont ainsi sélectionné pour nous près de Pau un projet de boisement de friche agricole, en cours de certification par le Label Bas-Carbone, qui permettra sur 30 ans de séquestrer environ 175 tonnes de CO2 additionnel. 

Poursuivre les bilans, les actions de réduction… et les partager

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est un process continu. Faire un bilan chaque année n’aurait pas beaucoup de sens, cependant nous nous engageons à faire un bilan tous les deux ans, et à continuer à chercher à réduire nos émissions directes et indirectes. 

Pour les émissions que nous ne pouvons pas éviter, nous continuerons également à travailler chaque année avec un acteur proposant une action de séquestration pertinente. 

Enfin, faire cela seuls dans notre coin ne servirait à rien ! Nous nous engageons donc à partager ces bilans et nos actions, afin de participer à en faire un engagement “normal” et attendu de chaque entreprise. 

1 reply

  • Serial Ululer
  • Book Lover
  • Player

Bonjour, 

Petite suggestion : vous devriez proposez une recherche des projets en local, au choix 30, 50, ou 100 KM au tour de soi/du contributeur. Pour les contributions "à prendre sur place" comme un café, un repas, une visite ou autre contribution…

Cordialement

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