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Théâtre Allemand : Les 5 pièces a avoir lu

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Après les pièces anglophones et francophones,voici venu le temps des pièces germanophones. Pour ce top, j’ai choisi des pièces écrites en langue allemande, cependant les auteurs sont aussi bien allemands, que suisses ou qu’autrichiens.

Faust I de Johann Wolfgang von Goethe

Titre original : Faust. Eine Tragödie

Nationalité de l’auteur : Allemande

Résumé : Au paradis, le démon Méphistophélès et Dieu décident de faire un petit jeu: Mephisto parie qu’il est capable de sortir n’importe quel être humain du droit chemin, y compris l’homme préféré de Dieu, le docteur Faust.

Genre : Tragédie

Publication : 1808

Pourquoi ? Plusieurs raisons :

1- C’est la version la plus connuedu mythe faustien.

2- Il s’agit de la pièce de théâtre allemande la plus connue au monde.

3- Vous pouvez ne lire que Faust I, mais sachez que Faust II  et «Urfaust » (le préquel) valent eux aussi le détour. L’histoire de Faust II est plus proche du Doctor Faustus de Marlowe dont je vous ai parlé précédemment.

4- Beaucoup d’expressions du texte original sont passées dans la langue allemande et encore employées de nos jours.

5- C’est du Goethe : attendez vous à de belles images romantiques, un rythme iambique, de l’humour, de l’intelligence, des références artistiques, historiques et bibliques.

6- Méphistophélès est un personnage tellement haut en couleur que vous en viendrez à penser qu’avoir un ami diabolique peut être tentant.

L’Eveil du printemps – une tragédie enfantine de Frank Wedekind

Titre original : Frühlings Erwachen – eine Kindertragödie

Nationalité de l’auteur : Allemande

Résumé : Wendla Bergmann est une petite fille de quatorze ans, issue d’une famille bourgeoise. Melchior Gabor, 15 ans, est un excellent élève très avancé pour son âge avec des parents libéraux. Moritz Stiefel, quant à lui, est un cancre avec un père profondément strict. Martha, quatorze ans, a des parents violents. Ilse, quinze ans, a un père abusif. Mortiz partage son anxiété face au passage à l’âge adulte et tout ce que cela implique physiquement avec son ami Melchior. Pour finir, Wendla est attirée par Melchior mais ne peut se tourner vers sa mère très conservatrice. Son ignorance de la sexualité lui coûtera cher.

Genre : Satire dramatique

Publication : 1891

Pourquoi ? J’ai connu cette pièce il y a quelques années, par une de ses adaptations modernes : la comédie musicale rock américaine de 2006 primée au Tony Awards, Spring Awakening. Cette version suscita un nouvel intérêt pour le texte originel de Wedekind. A sa parution, Sigmund Freud utilisa la pièce pour parler de l’éveil de la sexualité chez les jeunes, et plus tard Brecht dira de Wedekind qu’il fût « l’un des plus grands éducateurs de l’Allemagne moderne ». Même si ce n’est pas encore parfait, il y a eu des progrès considérable en matière d’éducation sexuelle. Replacez l’histoire dans son contexte : nous sommes à la fin du XIXième siècle, une période où la pudeur et l’absence de communication se heurtent à la montée d’une pensée plus ouverte et libérale. Très peu connue en France, c’est pourtant une pièce qui marque un tournant dans l’expression artistique moderne : il faut éduquer et parler de sexualité sans culpabiliser les parties ou diaboliser l’acte. Je vous recommande d’écouter la comédie musicale, il y a de jolies petites perles comme « Totally f*cked », « Bitch of Living », « Don’t do Sadness/Blue Wind », « Mama Who Bore Me - Reprise » ou encore « The Dark I Know Well ».

Jérémie de Stefan Zweig

Titre original :Jeremias – eine dramatische Dichtung in neun Bildern

Nationalité de l’auteur : Autrichienne

Résumé : Le prophète Jérémie revient d’entre les morts pour prévenir une fois encore les habitants de Judée de la destruction imminente de Jérusalem : les judéens ont abandonné les croyances de leurs pairs, et vont s’attirer les foudres de Dieu ou des peuples voisins. Tout comme lors de sa première tentative, les citoyens n’écoutent pas ses avertissements et demandent aux prêtres du temple de débarrasser les rues de Jérusalem de cet énergumène. Jérémie est battu et mis au pilori. Pendant ce temps là, les Babyloniens organisent des attaques à travers le pays. Jérémie plaide une fois encore, mais le roi n’écoute pas et le jette dans une citerne. Alors que la sentence est exécutée, les Babyloniens assiègent la cité. Après plusieurs semaines, la ville est détruite. Jérémie est libéré, mais est rongé par son échec. Endeuillé, il rejoint les exilés et les encourage à toujours utiliser le passé comme miroir afin de construire un présent plus sûr.

Genre : Drame poétique

Publication : 1917

Pourquoi ? Zweig écrivit cette pièce en neuf tableaux poétiques alors qu’il travaillait pour le ministère de la guerre en Autriche pendant la Première Guerre mondiale. Face à la violence, la quantité de morts, et, surtout pour Zweig, l’absence de communication et d’idée de paix, Jérémie devient une sorte de plaidoyer de l’auteur qui ne comprend pas pourquoi sa nation ne se réveille pas. Ce n’est que plusieurs années plus tard, avec la montée du nazisme, que Zweig réalise que ce n’est pas avec une expression trop symbolique qu’il pourra tirer la sonnette d’alarme. Retournant à son premier brouillon de Jérémie, il s’attèle à formuler on propos différemment – c’est ainsi que Le Joueur d’Echecs et Le monde d’hier virent le jour.

La bonne âme de Se-Tchouan de Bertolt Brecht

Titre original :Der gute Mensch von Sezuan

Nationalité de l’auteur : Allemande

Résumé : Shen Te est une prostituée vivant dans la campagne reculée de Chine. Un jour, elle héberge trois dieux de passage dans son village. Ces déités sont fort contentes puisque vous comprenez bien que se promener sur terre c’est fatigant, et qu’en plus les habitants trouvent globalement beaucoup d’excuses pour ne pas vous héberger. Ils donnent à Shen Te de l’argent et des biens pour la récompenser de son hospitalité et de sa gentillesse, avant de s’envoler sur leur nuage rose. Avec l’argent, la prostituée s’achète une petite boutique et commence à vendre du tabac. Cependant Shen Te a un énorme défaut : elle ne sait pas dire non. Mendiants, ancien amants, commerçants concurrents lui demandent de l’aide, et elle se retrouve à donner de sa fortune, ce qui la met en faillite. Un matin, le village apprend que Shen Te est partie en voyage et que son cousin éloigné Shui Ta tient la boutique : il force les « parasites » à rembourser leur dettes, et les villageois trouvent cela fort déplaisant. Qui est Shui ta ? D’où vient-il et comment ose-t-il forcer les gens à rembourser Shen Te ?

Genre : Théâtre épique

Publication : 1943

Pourquoi ? Brecht profite de cette pièce pour faire une critique assez virulente de la religion et du capitalisme tout en invitant son public à retourner vers l’enseignement de l’importance des vertus des Lumières. Il met ainsi en scène une jeune fille qui malgré sa misère essaye de faire le bien autour d’elle. Cependant en se comportant de la sorte elle devient la proie de ses concitoyens et souffre de leur égoïsme. Y-a-t-il un moyen d’être bon sans se faire manger par les autres ? C’est l’une des questions que pose l’auteur. Brecht écrit cette pièce pendant son exil de l’Allemagne nazie et applique son modèle de « théâtre épique » à sa prose : on ne respecte pas les règles du théâtre classique et les personnages vont chacun avoir un moment où ils expliqueront l’intrigue ou se permettront un commentaire sur le contenu de la pièce. C’est ce que Brecht appelle le « Verfremdungseffekt » ou distanciation.

Les Physiciens de Friedrich Dürrenmatt

Titre original : die Physiker – eine Komödie in zwei Akten

Nationalité de l’auteur : Suisse

Résumé : Bienvenue à l’asile Les Cerisiers, un endroit paisible où les membres du personnel prennent la santé mentale de leurs patients très à cœur. Parmi les patients se trouvent trois physiciens aliénés : Möbius, Newton et Einstein. Sont ils vraiment fou ? Non, ou plus ou moins. Möbius a fait des découvertes capitales qui pourraient mener à la destruction de l’humanité. Pour sauver le monde de ses recherches, il se fait interner à l’asile, brûle ses notes, assassine une infirmière et prétend que le roi Salomon lui apparaît  pour consolider son personnage de malade mental. Newton et Einstein le rejoignent à l’asile. Ils ne sont pas fous, ce sont deux agents secrets à la recherche des plans de Möbius: Joseph Eisler (espion soviétique) et Alec Jasper Kilton (membre de la CIA). Chacun tue une infirmière parce que cela leur semble être la meilleure façon de se faire passer pour fou, et essaie de tirer les vers du nez de Möbius. Tout cela sous l’œil de la directrice Dr. Mathilde von Zahnd, une femme complètement folle qui a volé une copie des notes de Möbius et pensant agir au nom du roi Salomon, veut les utiliser pour conquérir le monde.

Genre : Comédie

Publication : 1962

Pourquoi ? La meilleure façon pour moi de décrire cette pièce revient à vous demander d’imaginer de mélanger Minus et Cortex et un roman d’espionnage de John le Carré, sur un fond de Guerre Froide et de tests nucléaires, le tout dans un asile psychiatrique perdu dans la campagne suisse. La société de cette époque est encore en train de digérer l’holocauste, Hiroshima et Nagasaki. Dürrenmatt demande aux scientifiques de réfléchir à l’utilisation de leurs inventions : les recherches permettent de faire avancer l’Homme, cependant quel en est le prix et qui est coupable lorsqu’une invention est utilisée pour détruire un morceau de l’humanité.

Vous connaissez d’autres pièces ? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

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