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Théâtre Américain: Les 5 pièces à avoir lues

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Après la langue française, allemande ou encore l’anglaise, voici un petit top 5 des pièces américaines à connaître.

Un tramway nommé Désir de Tenessee Williams

Titre original :A Streetcar Named Desire

Résumé : Après avoir perdu la maison familiale de Belle Reve, Blanche DuBois quitte la ville de Laurel pour se rendre auprès de sa petite sœur Stella qui vit dans le quartier Français de la Nouvelle Orléans. Blanche n’a ni avenir, ni argent et aucun autre endroit où aller. Dès son arrivée, elle critique le petit appartement de Stella et de son mari Stanley Kowalski à haute voix, et reproche à Stanley d’avoir un comportement bestial, paysan et brutal. Blanche confie à Stella qu’elle a demandé un congé temporaire à l’école où elle enseignait avant de quitter Laurel. Stanley n’est qu’à moitié convaincu, et devant les manières de sa belle-sœur, décide d’essayer d’en savoir plus.

Genre : Southern Gothic

Publication : 1947

Pourquoi ? Si vous ne connaissez pas la pièce, vous avez sans doute entendu parler du film avecMarlon Brando en Stanley. Williams signe ici un drame gothique dont certaines scènes vous hanteront pendant plusieurs années. Le titre de la pièce fait référence au tramway qui passait rue Desire à la Nouvelle Orléans avant de devenir une ligne de bus en 1948 (quelques années avant l’adaptation cinéma). Cette pièce fût primée au Pulitzer de 1948 et certaines scènes sont ancrées à jamais dans notre pop culture.

Les Sorcières de Salem de Arthur Miller

Titre original :The Crucible

Résumé : Salem, Massachusetts, 1692. Le révérend Parris est inquiet. Sa fille Betty est tombée dans une espèce de coma depuis minuit. Il l’a trouvée en train de danser dans les bois avec son esclave noire Tituba et sa nièce Abigail. Très vite, le village s’embrase : d’autres jeunes filles se retrouvent dans le coma. Abigail et Betty (à son réveil) avouent qu’elles ont vu le diable s’associer avec des habitants de Salem. La chasse aux sorcières commence.

Genre : Tragédie

Publication : 1953

Pourquoi ? Écrite en pleine chasse aux communistes, Miller utilise les événements de Salem pour critiquer la politique de MacCarthy. Miller a vu ses proches et amis se faire censurer car le Comité sur les Activités Anti-Américaines accuse tout le monde d’être un espion russe ou pire, un communiste. Cependant, tout comme les sorcières de Salem, les victimes sont accusées sans preuve. Le dramaturge utilise sa plume pour prévenir son public que l’histoire est en train de se répéter : que quelqu’un se réveille !

Pour les amateurs de vieux films français, il existe uneversion de 1957 avec Yves Montand, Simone Signoret et Mylène Demongeot. La version théâtrale de 2014 de la metteuse en scène Yaël Farber(avec Richard Armitage – Thorin dans les films The Hobbit) est disponible sur internet. Enfin, l’adaptation cinéma de Nicholas Hytner avec Daniel Day-Lewis et Winona Rider fût grande vainqueure des Oscars en 1996.

Un Raisin au Soleil de Lorraine Hansburry

Titre original : A Raisin in the Sun

Résumé : Les Youngers, famille noire américaine constituée de Walter, sa femme Ruth et leur jeune fils, sa sœur Beneatha et leur mère Lena, viennent d’apprendre le décès du père de Walter et de Beneatha. L’assurance-vie à laquelle il avait souscrit de son vivant assure un chèque de 10 000 dollars à ses proches. Les Youngers vivent à quatre dans un appartement une pièce, en collocation avec des cafards dans le quartier pauvre de South Side à Chicago. A l’annonce de l’arrivée de cet argent, chaque membre de la famille se bat pour justifier ce qu’il faudrait en faire : Walter veut partager l’argent avec un ami pour financer un « Liquor Store », Beneatha veut utiliser l’argent pour financer ses études de médecine. Mais Lena les devance et utilise l’argent pour acheter une maison dans un quartier blanc de Chicago. En apprenant la nouvelle, leur futurs voisins blancs font appel à un tierce parti pour leur offrir une somme conséquente afin qu’ils ne viennent pas habiter dans ce quartier.

Genre : Tragédie domestique

Publication : 1959

Pourquoi ?Un Raisin au Soleil est une pièce qui critique ouvertement le problème de racisme et d’ignorance de l’Amérique blanche tout en demandant à son public de toujours se battre pour voir ses rêves s’accomplir. Lorraine Hansberry est une dramaturge et poétesse noire-américaine. Son engagement dans la Lutte des Noirs pour l’égalité et les droits de l’Homme a marqué les esprits. Elle fût la première femme noire à voir une de ses pièces jouée sur la scène de Broadway. Terrassée par un cancer du pancréas à l’âge de 34 ans, son esprit combatif et talentueux reste dans les esprits. Nina Simone nommera une de ses chansons après son recueil posthume To be Young, Gifted ad Black.

Angels in America  de Tony Kushner

Titre original : Angels in America : A Gay Fantasia on National Themes

Résumé : New York, 1985, cinquième année de la présidence de Reagan et paroxysme de l’épidémie du SIDA. Prior Walter, jeune homme gay d’une vingtaine d’années, confesse à son amant Louis, qu’il a trouvé une première lésion sur son bras. Harper Pitt, jeune mariée mormon paranoïaque et dépressive accro au valium, attend que son mari Joe rentre du travail. Joe, mormon profondément religieux, travaille pour l’avocat McCarthyste Roy Cohn, le numéro 1 de son métier, et homme d’influence. Alors que la maladie de Prior progresse, il reçoit la visite de fantômes et entend des voix qui le proclament Prophète.

Genre : Drame

Publication : Partie 1 : 1991 ; Partie 2 : 1992

Pourquoi ? J’ai eu la chance de voir la première représentation de cette œuvre depuis 1994 auNational Theatre de Londres l’été dernier. Une nuit blanche devant la billetterie pour obtenir des places au premier rang au quart de prix, et deux pièces d’environ 3h30 chacune plus tard, je me jetais sur le texte pour relire tous les passages qui m’avaient marqué. En près de 7h de spectacle, je suis passée du rire aux larmes à répétition jusqu’à la fin de la journée : en plus de vingt ans de théâtre, jamais je n’avais vu une telle qualité constante.  Angels in America est une pièce qui change le visage du théâtre du XXième siècle : les dialogues sont naturels. Les thèmes abordés (malheureusement toujours d’actualité) sont profonds, et à aucun moment en tant que lecteur ou spectateur aurez-vous l’impression de suivre une conférence sur la politique ou le SIDA. Angels in America : le Millenium approche et Angels in America : Perestroïka sont sur votre liste de lecture pour l’été. La version que j’ai vu l’été dernier se joue en ce moment à Broadway. Le voyage semble long, mais sachez que la version du National Theatre (avec Andrew Garfield dans le rôle de Prior et Nathan Lane en Roy Cohn) est disponible sur Internet si vous cherchez bien, et est encore diffusée dans certains cinémas de France et de Navarre grâce au NT Live. Cette pièce a reçu de nombreuses récompenses, y compris le Prix Pulitzer de l’Oeuvre Théâtrale de 1993.

La chèvre, ou Qui est Sylvia de Edward Albee

Titre original :The Goat, or Who is Sylvia

Résumé : L’architecte Martin Gray est aux anges : il vient de gagner un prix, et voilà que son vieil ami Ross vient l’interviewer sur le sujet. Une fois leur entretien terminé, les deux hommes échangent des banalités, et Ross plaisante sur la fidélité notoire de Martin envers sa femme Stevie, et de la perfection de leur fils Billy. Cependant, Martin lui confie un lourd secret : Il est amoureux de la belle Sylvia. Fou à lier, il ne pense qu’à elle. Ross demande alors une description physique de la jeune élue. Martin lui montre une photo d’une chèvre. Comprenant qu’il ne s’agit pas d’un canular, Ross finit par confier le secret à tout le voisinage. Stevie et Billy doivent avoir une conversation avec Martin…

Genre : Drame

Publication : 2000

Pourquoi ? Le synopsis de cette pièce peut vous paraître loufoque et je dois avouer ne pas avoir entièrement réussi à établir exactement le type d’humour présent dans le texte. Son dénouement, sa structure (fidèle au modèle d’Aristote et aux trois unités) et la gravité des thèmes abordés font que cette pièce est considérée comme un « drame » : le combo infidélité, pédophilie, inceste, zoophilie choisi par Albee impose au spectateur de s’interroger sur les tabous sociaux. Le texte est assez équilibré entre moments cocasses, émotions et dégoûts. Albee, récompensé par trois fois au Pulitzer et décédé en 2016,  est connu notamment pour sa pièce Qui a peur de Virginia Woolf ? .

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