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Le Ballet est un des arts majeurs du spectacle vivant, et tout passionné de culture se doit d’en regarder un complet au moins une fois dans sa vie. Après les pièces de théâtre, voici les 5 ballets que vous devez connaître.

L’histoire de Manon ou Manon

Marianela Nuñez et Federico Bonelli, Manon et Des Grieux, ROH, Londres 2018

Chorégraphie: Kenneth MacMillan

Musique: Jules Massenet

Résumé : Manon est une femme belle, impulsive, passionnée de romances et de richesses. Elle tombe amoureuse de Des Grieux, un jeune étudiant, avec qui elle s’enfuit à Paris. Seulement, lorsque le riche Monsieur G.M. entre dans sa vie, Manon se doit de choisir entre une vie d’amour et d’eau fraîche ou un confort économique et social.  

Genre : Ballet Classique

Première: 1974

Compagnie : Ballet Royal de Londres (The Royal Ballet)

Pourquoi ?  

Vous l’aurez compris, il s’agit d’une adaptation du roman-mémoires de l’abbé Prévost Manon Lescaut paru en  France en 1731. L’idée de faire de ce classique littéraire français un ballet trottait dans la tête Kenneth MacMillan depuis plusieurs années : MacMillan voyait en ce projet l’occasion de créer un moment de danse unique, représentant aussi un challenge artistique pour les danseurs principaux et le corps de ballet.

D’un point de vue musical, ce ballet défie toutes les attentes. Certes, Massenet a composé l’opéra Manon, mais MacMillan refuse d’utiliser l’intégralité de cette œuvre, préférant encourager son chef d’orchestre Leighton Lucas à aller piocher dans d’autres œuvres musicales de Massenet et ainsi compiler la musique de L’histoire de Manon. Plus qu’un moment de danse et de narration, c’est un ballet qui donne la possibilité au spectateur de découvrir l’étendue du talent de Massenet. L’histoire est parfaitement accessible et l’alliance du mouvement et de la musique en fait une expérience riche en émotions. Les deux danseurs principaux ont l’occasion de montrer l’étendue de leur talent à travers le ballet, notamment avec le pas de deux de l’acte 1 et celui qui clôt l’acte final dans les marais.

Malgré les retours négatifs des critiques de l’époque, chaque soir le public couvre les danseurs d’un tonnerre d’applaudissements.L’histoire de Manon est joué régulièrement au Royal Opera House de Londres à Covent Garden.

Le lac des Cygnes  

La danse des petits cygnes – chorégraphie de Rudolf Nureyev, Opéra de Paris, 2006.

Chorégraphie: Julius Reisinger, puis Marius Petipa

Musique: Piotr Illitch Tchaïkovski

Résumé : Le prince Siegfried célèbre son anniversaire en chassant à l’arbalète. Il se lance à la poursuite d’un vol de cygnes et arrive sur les bords d’un lac. Alors qu’il s’apprête à tirer, l’un d’eux se transforme en une jeune fille, Odette. Elle lui explique que tous les cygnes présents sont en fait des jeunes filles victimes de l’ensorcellement du maléfique Rothbart. Seul une promesse d’un amour fidèle et éternel pourra la sauver du sortilège et rendre leur liberté aux autres jeunes filles.

Genre : Ballet traditionnel

Première: 1877

Compagnie : Théâtre du Bolchoï, Moscou

Pourquoi ?Le Lac des Cygnes est sans nul doute, le ballet le plus connu au monde. Vous avez forcément entendu la musique de Tchaïkovski à un moment : à la radio, dans un film, à la télévision…  Et pourtant, le projet a failli tomber à l’eau. La partition de Tchaïkovski est riche et présente une qualité symphonique qui perturba le premier chorégraphe, Julius Reisinger. Ce dernier décortique, coupe et recoupe la musique originelle pour y forcer l’implantation de sa vision chorégraphique pour la scène du Bolchoï à Moscou : Le lac des Cygnes est un flop. Cela aurait pu signifier la fin de ce conte dansé. C’était sans compter sur la présence du chorégraphe Marius Petipa, lors de la première à Moscou qui reçu de très mauvaises critiques. Petipa alla trouver le directeur du Bolchoï après la représentation car il refuse de croire que la musique de Tchaïkovski est à l’auteur de cet échec. Il obtient du directeur la permission de le mettre en scène à St Pétersbourg. Contrairement à Reisinger, Petipa collabore étroitement avec Tchaïkovski durant la création du ballet, et la première sur la scène pétersbourgeoise fut un triomphe. Tchaïkovski jura qu’il ne composerait de ballet qu’exclusivement pour Petipa.

Ce ballet, est riche en pas de deux, pas de six, danses folkloriques et corps de ballet. Pour la ballerine principale, il représente un challenge technique et physique à chaque représentation, sachant aussi qu’avec le temps et de chorégraphe en chorégraphe, la précision du mouvement et le niveau de performance est de plus en plus poussé.

En plus d’être l’un des piliers du ballet classique, Le Lac de Cygnes fait toujours des apparitions à Hollywood ou dans la culture pop : de Barbie à Black Swan en passant par Lord of War, l’héritage de Tchaïkovski est immortel.

Le Corsaire  

Le Corsaire, Pas de Deux, Moscou, 2003

Chorégraphie: Joseph Mazilier

Musique: Adolphe Adam

Résumé : Conrad et ses camarades sont des corsaires grecques au service de leur état. Lors de leur passage sur la côte ouest de Grèce alors sous l’occupation Turque, ils s’attèlent à libérer les femmes des marchands d’esclaves et faire enrager le pacha Saïd. Conrad parviendra-t-il à sauver la belle Médora du harem du Pacha ?

Genre : Ballet Classique

Première: 1856

Compagnie : Opéra de Paris

Pourquoi ? Comment décrire Le Corsaire… J’en discutais avec une amie danseuse de ballet à Londres, et après quelques minutes de réflexion, voici sa réponse : « imagine un dance-off entre tous les personnages principaux et secondaires. C’est un ballet extrêmement physique où les danseurs vont essayer de se surpasser entre eux. En plus de ça, les danseurs principaux vont effectuer des éléments de danse presque athlétiques : les plus grands sauts, les meilleurs jetés ou transitions… Il faut montrer que tu es meilleur que le danseur précédent. Personnellement je ne pense pas que ce soit le ballet le plus intéressant du monde, mais il faut le voir une fois dans sa vie. D’abord parce que cela reste assez fun, et puis cela donne la possibilité au public d’admirer les capacités physiques du corps humain. L’histoire n’est pas forcément bien développée, les personnages sont peut-être un peu plats, mais c’est un régal visuel de sequins et de paillettes. »

Le ballet en lui-même est basé sur le poème de Byron du même nom.

Casse-Noisette  

The Nutcracker, Royal Opera House Londres, 2012

Chorégraphie: Lev Ivanov

Musique: Piotr Illitch Tchaïkovski

Résumé : Clara et Fritz Stahlbaum sont aux anges : c’est le réveillon de Noël, la maison est décorée et leur oncle Drosselmeyer vient de leur apporter un grand sac de cadeaux qu’il offre aux parents, aux invités et à Fritz . Malheureusement, il n’a pas de cadeau pour la petite Clara. Pour éviter de lui briser le cœur, il invoque pour elle un casse-noisette en forme de soldat en costume de parade. Clara est aux anges ! Son frère devient jaloux et casse le casse-noisette. Drosselmeyer le répare, et Clara l’installe confortablement avec les autres jouets devant la cheminée avant d’aller se coucher. Alors que minuit sonne, la jeune fille vient vérifier que son petit protégé va bien et se retrouve à rétrécir. Le casse-noisette se transforme en prince et les voilà partis à l’aventure dans la neige et au Royaume des Délices.

Genre : ballet-féérie

Première: 1892

Compagnie : Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg

Pourquoi ?

La chorégraphie que nous connaissons est signée Lev Ivanov. Seulement à l’origine, Marius Petipa (vous vous en souvenez ? Le monsieur du Lac des Cygnes !) était en charge du projet. Le maître de Ballet impérial était aux anges. Seulement, sa santé le força à abandonner le projet. Il passe les rênes à son assistant et jeune protégé Lev, qui relève le défi et reçut beaucoup de compliments pour son travail.

Petite anecdote : Piotr Ilitch Tchaïkovski a toujours beaucoup aimé le conte d'Hoffmann. Quand le directeur artistique du Théâtre Mariinsky lui propose de composer la musique de son nouveau ballet, il est aux anges mais aussi extrêmement nerveux. L’admiration qu’il porte à Hoffmann et son œuvre le hante ; il n’aime pas beaucoup l’adaptation du scénario qui lui est proposée. Tout ceci fait que, lorsqu’il acheva la composition de la partition, il ne fut pas vraiment satisfait de son travail malgré les ovations du public. Tchaïkovski est persuadé que ce succès n’est que passager et que d’ici deux ans tout le monde aura oublié ce petit ballet. Quelle erreur.

C’est un spectacle féérique qui plaira toujours aussi bien aux petits qu’aux grands. L’histoire originelle est bien sûr tirée des contes d’Hoffmann, mais lors de la création du ballet, Ivanov et Tchaïkovski se sont aussi tournés vers la version d’Alexandre Dumas. A l’instar du Lac des Cygnes, il s’agit aussi d’une histoire opposant l’amour aux forces du mal, mais servant aussi de métaphore sur le passage de l’enfance à l’adolescence. Vous ne serez jamais déçus et ne vous ennuierez jamais en regardant Casse-Noisette : ballet assez court (1h30-40 en moyenne), musique inoubliable et poésie neigeuse à gogo. Que vous faut-il de plus ? Maintenant vous connaissez votre sortie de Noël de cette année.

PS : si vous avez vu Fantasia étant petit, vous reconnaitrez tous les morceaux. ;)

La Bayadère  

Svetlana Zakharova dans le rôle titre sur la scène du Bolchoï en 2013.

Chorégraphie: Marius Petipa

Musique: Léon Minkus

Résumé : Nikiya est une bayadère, une danseuse de temple. Elle et le guerrier Solor se sont juré un amour éternel et vivent leur passion en cachette. Malheureusement pour les deux amants, le grand brahmane est lui aussi amoureux de la belle Nikiya et refuse de la voir continuer à traîner avec Solor. En parallèle, le grand Rajah a décrété que sa fille Gamzatti devait épouser Solor. Les amants sont au pied du mur. Le grand brahmane tente d’assassiner Solor en vain, et jaloux, finit par dénoncer les amants au Rajah. Celui-ci, plutôt que de punir Solor demande la tête de Nikiya. La fille du Rajah entend les propos de son père et confronte la bayadère. Folle de colère, la danseuse saisit un poignard et se jette sur Gamzatti avant de se raviser et de s’enfuir. Quelques jours plus tard, on ordonne à Nikiya de danser la veena pour les noces de Solor et Gamzatti. Alors qu’elle procède au rituel, quelqu’un lui passe une gerbe de fleur. Pensant qu’elles viennent de son ancien amant, Nikiya danse de plus bel et approche les fleurs de son visage pour humer leur parfum. Elle ne voit pas le serpent caché au cœur du bouquet et se fait mordre par la bête dans le cou. Le brahmane offre à Nikiya l’antidote au poison, mais la bayadère refuse, préférant mourir plutôt que de vivre sans Solor. Ce dernier noie son chagrin et sa dépression dans l’opium, lui causant des visions étranges du royaume des ombres…

Genre : ballet-drame / ballet-romantique

Première: 1877

Compagnie : Théâtre Bolchoï Kamenny

Pourquoi ?  Ce ballet est un régal visuel : des costumes luxuriants, un décor indien coloré, une musique orchestrale… chaque élément de ce spectacle vient se greffer à une histoire d’amour tragique pleine de rebondissements et de trahisons. Un ballet dont les chorégraphies peuvent convenir à tous les danseurs peu importe le niveau de compétence physique (adagio ou allegro).

Lorsque Solor fume l’opium, il se retrouve transporté au royaume des ombres. Cette partie du ballet, Petipa l’a conçue comme un grand pas de ballet, une scène d’ensemble donc, entièrement dépourvue d’action dramatique par opposition avec le royaume du Rajah. Cette chorégraphie deviendra la plus célèbre de Petipa et est une analogie du Paradis décrit par Dante dans sa Divine Comédie : ici, les danseuses et bayadères des temps anciens sont devenues des fantômes, des ombres.

Loin d’être historiquement correcte, le spectateur doit se souvenir que la production fût désignée à travers la vision que l’Europe du 19ème siècle se faisait de l’Asie du sud : un paradis exotique et coloré. Les chorégraphies font référence à des danses européennes, Petipa ne se souciant guère de l’exactitude ethnographique de la production.

Amateurs de passions et de tragédies, ce ballet est pour vous.

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